Du Choléra du Socialisme à la Peste du Libéralisme

Aujourd’hui en république deux camps s’affrontent, à gauche les socialistes soucieux des
conditions du prolétaire et à droite, les libéraux inquiétés par la perte de la propriété
industrielle des patrons. Ces visions politiques, de prime abord, paraissent antagonistes,
pourtant il partage au fond la même philosophie. Le libéralisme a enfanté le socialisme et ce
socialisme n’est que le bâtard du libéralisme.


En effet, suite au triomphe des idées révolutionnaires inspirées par l’éthique protestante¹
Anglaise et diffusées par la Franc-maçonnerie à travers les lumières , le libéralisme va se
propager en France et créer le désarmement du prolétaire. Nous pouvons prendre exemple
de la loi le chapelier² mis en place par le franc-maçon Isaac Le Chapelier en 1791 pour
abolir le système de corporation de métier existant depuis plusieurs siècles en France.


Ces violences libérales vont se propager dans toute l’Europe et vont pousser un certain Karl
Marx à dédier sa vie à combattre le libéralisme ; ce rejet du libéralisme va pousser le jeune
Hégélien à écrire “Das Kapital” qui est la quintessence de sa pensée. Cependant le juif
Allemand vomissant le libéralisme mais inspiré par l’idéalisme Allemand et le faux dogme de
l’égalité ne veut point revenir à une société naturelle mais souhaite une nouvelle révolution
athée.


Vous allez retrouver une conscience de classe prolétaire pour l’un et une conscience de
classe bourgeoise pour l’autre, la pensée individualiste créée par le libéralisme est la même
pour le socialisme. Vous pouvez aussi constater la négation de Dieu pour les deux, Karl
Marx disait “La religion est l’opium du peuple” ou Adam Smith disait “La science est un
excellent antidote au poison de l’enthousiasme et de la superstition” et vous connaissez la
haine que chacun exprime à l’égard de la religion. Ces deux visions sont une même pièce
avec ses deux côtés, chacun partageant les mêmes pensées mais dans des camps bien
différents. Il est tout aussi important de préciser que le libéralisme a contaminé certaines
élites de la nation française comme le marxiste⁴ l’a fait pour la Russie ce qui a conduit au
nom de l’égalité à commettre des horreurs sans nom et de déchristianiser les pays.


Bien évidemment, mon propos est à nuancer, le marxiste n’est pas le libéralisme, il est la
continuité de celui- ci ! Il partage de nombreux points en désaccord avec la doctrine
révolutionnaire, par exemple son anti-jacobinisme mais reste profondément marqué d’une
philosophie libérale. La Révolution française n’est qu’une idéologie qui se renouvelle par la
radicalisation et son rejet de Dieu jusqu’à nier son père.


Royalistes ne tombaient pas dans ce piège républicain, Charles de Gaulle inspiré par le
maurrassisme s’exprimait en ces termes “La France, c’est tout à la fois, c’est tous les
Français… C’est pas la Gauche, la France !… C’est pas la Droite, la France”, et je rajouterai
que la France c’est les patrons et les ouvriers ! René de la Tour du Pin avait aussi compris à
son époque il disait “Assurément il y a toujours intérêts tantôt distinct tantôt opposés au sein
d’une même profession, mais il y a toujours un intérêt commun, celui de la prospérité de
profession, qui doit rejaillir sur tous les éléments de la profession”⁵. Royaliste suivons la
doctrine sociale de l’église inaugurée en 1891 par Rerum Novatum par Léon XIII.
Refusons la conscience de classe marxiste ou libérale et récupérons la conscience de la
nation française ! Vive le Roi, à bas la république !


Hugo Lafourcade.
 

Notes :
1) Max Weber, MW. (1920). L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme.
2) Loi interdisant toute association de métier qui à pour but de créer un corps afin de
régir les règles des travailleurs au sein de cette même corporation.
3) Karl Marx, KM. (1867). Das Kapital.
4) En effet le marxisme se place du côté des prolétaires mais émane toujours de la
bourgeoisie comme le libéralisme. Nous pouvons aussi rappeler que certaines
banques américaines ont financé la révolution en URSS.
5) René de La Tour du Pin, RTP. (1882 – 1097). Vers un ordre social et chrétien

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